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BULLETIN DU CENTRE DE FORMATION SOCIALE MARIE-GÉRIN-LAJOIE
Vol. 4 - no. 3 - Hiver 2006
www.centremgl.org

Solidarité économique ou
économie solidaire ?

Par Sylvie Gougeon et Lynne Dionne
Au cours d'économie à l'école secondaire, nous apprenions que l'économie, c'est l'art d'administrer les biens et services. Lorqu'on ajoute à l'économie le vocable domestique, nous parlons des biens d'une personne, publique, des biens et des services de l'état, politique, de la distribution des richesses dans la société humaine.
 

Au cours du secondaire, nous en apprenions peu sur l'économie sociale qui aurait débutée au 19ième siècle, surtout avec l'apparition des coopératives qui étaient une réponse pour contrer les méfaits du capitalisme. Et depuis les année 80, afin de résister à la mondialisation économique, sont apparues toutes sortes d'expériences où des personnes (et des collectivités locales) prennent elles-mêmes en charge des affaires sociales, refusant de laisser des entreprises privées et des politiques dicter leur conduite. Partout dans le monde, il y a différents vocables pour parler de ces économies, toutes axées sur la justice et la solidarité : économie populaire, économie sociale, économie solidaire, économie alternative, économie communautaire ou économie informelle. Toutes ces formes d’économies sont d'abord des réponses au processus de la mondialisation néo-libérale. Comme exemples, pensons aux différentes coopératives du Québec, au commerce équitable en plein essor, au budget participatif du Brésil et bientôt du Plateau Mont-Royal, à l'investissement responsable, aux placements éthiques, etc.

Est-il possible de développer une économie qui s'inscrive dans un esprit où les échanges entre individus ne sont pas de simples rapports financiers, mais qu'ils tiennent compte des valeurs sociales telles la justice, le partage, l'égalité et bien entendu la solidarité ? Est-il possible de créer une économie dont l'objectif serait de permettre que citoyenNEs et collectivités locales prennent en charge eux-mêmes leurs besoins (empowement) ?

Est-il possible que l'économie tienne compte de l'impact des activités humaines sur l'environnement, de l'égalité entre les humains et qu'elle favorise une réparttition équitable de la richesse ?

Dans l'état actuel des lieux où notre planète croule sous les problèmes, il peut être tentant de répondre que NON, les outils économiques ne sont pas en mesure de mieux répartir la richesse. Il est malheureusement vrai qu'actuellement dans plus de 70 pays, le revenu par habitant est inférieur à ce qu'il était il y a 20 ans et qu'à l'échelle planétaire, près de 3 milliards de personnes, soit la moitié de l'humanité, vivent avec moins de 3$ par jour.

 

Il est bien triste de penser que le Canada, membre de l'OCDE qui rassemble les pays les plus riches du monde, est tout de suite après les États-Unis, le pays qui a le plus fort taux d'emplois mal payés. Un emploi sur 4 est mal payé au Canada, comparativement à un sur 8 en Allemagne et un sur 20 en Suède. Au Québec, le salaire minimum est actuellement de 7,60$/heure; en travaillant à temps plein, une personne gagne 15 808 $ par année, ce qui contribue à augmenter l'indice de pauvreté, qui à l'inverse du salaire minimum ne tarde pas à grimper à chaque année.

Cet hiver, le Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie va tenter de chauffer votre bas de laine en vous entretenant sur l'économie. Avec notre nouvelle formule pour les activités sympathiques et pacifiques, qui consiste à organiser notre programmation autour d'un questionnement. Pour l'hiver 2006, nous (dé)posons comme question :

L'économie peut-elle favoriser une répartition équitable des richesses ?

Nous aurons plusieurs invités qui nous aideront à répondre à cette grande question et comme dans nos habitudes, nous aurons un temps pour échanger et partager questionnements et connaissances. Nous nous demanderons quels rôles nous pouvons jouer comme citoyenNEs sur cette question.
Nous vivons dans une époque où la vie humaine est très conditionnée par l'économie, une économie qui transforme les citoyenNEs en simples consommateurs et consommatrices. Mais comme le dit si bien Laure Warridel, « Acheter, c'est voter ». Il y a moyen de transformer le simple consommateur/trice en personne responsable, que l'investisseur devient éthiqueteur, que l'individu devient citoyenNEs.
Avec une pression des citoyenNEs et de la volonté politique, nous pensons qu'il serait possible de créer une économie solidaire ou mieux une solidarité économique qui permet de répondre aux besoins des uns et des autres, tout en étant justes et égaux. L'économie, c'est l'affaire de chacune et chacun, il suffit de mettre un peu plus de conscience dans son vouloir.

 


Activités

sympathiques et pacifiques

 

Se loger sans se ruiner

Avec François Saillant, du Frapru

Nous aurons aussi la participation de
Pascal Morel de Archibio
groupe d’intervention en habitat écologique et de
Pascal Riendeau de S’approprier son logis


Mardi le 7 février 2006 de 19h à 21h
Contribution volontaire

Le logement gruge une part disproportionnée du revenu d’une large partie des locataires. Lors du recensement de 2001, 111 000 ménages locataires québécois, dont 50 000 de Montréal, consacraient plus de 80 % de leur revenu au logement. Cette situation s’est détériorée avec la pénurie de logements locatifs, qui a frappé la plupart des centres urbains du Québec depuis quelques années. À Montréal, les loyers ont augmenté de 21 % en cinq ans. La «crise du logement » défraye moins les manchettes, pourtant les logements à bas loyer, accessibles financièrement aux ménages à plus faible revenu, sont plus rares que jamais. À Montréal, le taux de logements inoccupés des logements familiaux se louant moins de 500 $ par mois est de 0 %. Le taux est à peine supérieur pour les logements de moins de 600 $ par mois.
Dans ces circonstances, le logement social apparaît encore plus clairement comme la seule possibilité d’accès à un logement convenable à prix raisonnable pour les ménages à faibles et modestes revenus. Or, il ne s’est pas construit un seul HLM au cours des onze dernières années. Quant aux coopératives et aux organismes sans but lucratif en habitation, leur financement demeure marginal, soit de 1000 à 2000 logements par année à l’échelle du Québec.
Comment faire progresser l’idée du logement social, sous toutes ses formes?
Comment faire en sorte que le droit au logement devienne une réalité pour toutes et tous?

François Saillant est coordonnateur de l'organisme, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) qui intervient depuis 1978 pour la défense et l'amélioration des conditions de logement et de vie de la population à faible revenu.
Archibio, est un OBNL dont les objectifs sont de contribuer à la promotion et au développement de l'habitat écologique en région et en milieu urbain, de sensibiliser à de nouvelles formes d'écologements et de rendre l'habitat écologique accessible à tous! www.archibio.qc.ca
S’approprier son logis un OBNL dont l’objectif est d’acheter des immeubles locatifs et de faire en sorte que les locataires paient graduellement leur logement. Une façon originale de contrer la crise du logement et de fournir aux gens un toit bien à eux. www.uinm.qc.ca/projets/projetM.php


Investir tout en étant solidaire !

Avec François Meloche, du
Groupe investissement responsable

Mardi le 4 avril 2006 de 19h à 21h

Contribution volontaire

L'investissement responsable consiste en deux stratégies de placement. La première est d'éviter les titres de compagnies qui ont démontré une faible volonté à réduire leurs impacts négatifs sur l'environnement, les travailleurs et la société ou qui produisent un bien ou service jugé néfaste socialement. La deuxième est de dialoguer de son portefeuille avec les entreprises afin de les encourager à améliorer leur performance environnementale et sociale. Ces deux stratégies seront explorées à l'aide d'exemples concrets de sociétés canadiennes controversées qui se retrouvent peut-être dans vos placements.

Francois Meloche est analyste pour le Groupe Investissement Responsable, une firme de consultant basée à Montréal et fondée en 2000. Le GIR fournit des services d'informations et de conseils aux investisseurs afin de faciliter le dialogue avec les entreprises au sujet de leur performance environnementale et sociale.

Alternatives à la
globalisation économique

Avec Jacques B. Gélinas

Jeudi 20 avril 2006 de 9h à 12h
Coût: 15$
Inscription : (514) 271-9198

Atelier de sensibilisation tourné vers l'action!

Dans un premier temps, il s'agira de comprendre ce système appelé globalisation dans lequel nous vivons immergés : un phénomène économique qui déborde largement sur le politique, le social, le culturel et affecte l'environnement. Nous établirons la différence entre la mondialisation, phénomène vieux de cinq siècles, et la globalisation qui est une création de notre époque. Dans un deuxième temps, nous poserons la question si ce système doit et peut être changé.
Nous verrons pourquoi il faut le remplacer : Comment ? Par quoi ? Avec qui ? Quelles sont les valeurs qui doivent présider à l'instauration d'un nouveau système socio-économique? Que pouvons-nous faire chacun de nous sur le vaste chantier de la reconstruction? Des exemples de ce qui a déjà commencé à se faire un peu partout dans le monde seront fournis.

Sociologue, Jacques B. Gélinas est auteur de plusieurs ouvrages importants : Et si le Tiers-Monde s'autofinançait, de La Globalisation du monde. Laisser faire ou faire ? et de Le virage à droite des élites politiques québécoises publiés aux Éditions Éco-société..
 

Toutes ces activités
ont lieu au
1215 boul. St-Joseph Est
à Montréal


 



 
Formations
à la carte
 

Nouvelles
du centre

 
 

La communication,
un outil de la non-violence

Inspiré de la communication non-violente développée par le psychologue américain Marshall Rosenberg, cet atelier vise à initier les participant(e)s à ce processus simple à comprendre, plus difficile à pratiquer. La communication non-violente est un outil puissant basé sur le respect qui aide à s'exprimer sincèrement et à écouter avec empathie.
Quand : Jeudi 16 février ou
Mercredi 7 juin 2006 de 9h à 16h30


La gestion pacifique des conflits

Les conflits sont naturels et inévitables, nous en aurons tout au long de notre vie, c'est dans cet esprit qu'il est important d'apprendre à les gérer pacifiquement. Dans ce perfectionnement, nous démystifions les conflits et explorons les étapes de résolution de conflits. Nous travaillons à partir de la méthode les « 5C », qui facilite l'application dans nos milieux.
Les « 5 C », sont des étapes
pour une gestion pacifique des conflits :
1) Calmer ses sentiments
2) Communiquer
3) Chercher des solutions
4) Choisir la meilleure
5) Cultiver la paix

Quand : samedi 25 mars ou
jeudi 18 mai 2006 de 9h à 16h30


Mettre hors-jeu la violence

Dans cet atelier, nous prenons d’abord conscience des violences qui existent pour mieux lutter contre elles. Par le biais d’exercices et de jeux, nous travaillons des pistes non-violentes pour réussir à mieux s’équiper face à la violence.
Quand : Mercredi 12 avril 2006 de 9h à 16h30


   

Soutenez notre mission et nos valeurs en devenant membre du Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie. Vous aiderez à soutenir les efforts pour un engagement citoyen responsable, à favoriser une culture de paix et de non-violence et à lutter contre toute forme d'injustice. La contribution annuelle est de 10$. Formulaire disponible au www.centremgl.org/formulaire.htm

Chaque nouveau membre devient
une actrice ou un acteur de plus
vers un changement social
dans une perspective pacifique !
L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
du Centre de formation
sociale Marie-Gérin-Lajoie
aura lieu le 19 avril 2006.



Est-ce que l’argent
fait le bonheur ?

Soirée de partage

Mercredi 17 mai de 19h à 21h
Contribution volontaire

Les soirées citoyennes du Centre Marie-Gérin-Lajoie se veulent des moments où en toute simplicité, nous pouvons discuter, partager nos connaissances, exprimer nos questionnements et échanger nos trucs sur différents thèmes. Nous vous invitons chaleureusement à une soirée sur cette question plutôt controversée, « Est-ce que l’argent fait le bonheur ? ».

 
Toutes les formations ont lieu au
1215 boul. St-Joseph Est et sont animées par
Sylvie Gougeon, travailleuse sociale et coordonnatrice du Centre MGL.

Coût : 35$ par personne pour une formation
Renseignements et inscriptions :
(514) 271-9198

Les formations sont aussi offertes sur demande pour les organismes communautaires,
les écoles et les institutions publiques.
 
 
 

Suggestion
de lectures
sur le thème de l’économie solidaire
   

Centre de
formation sociale
Marie-Gérin-Lajoie
 
 

Collectif sous la direction de Cavanagh, John, Mander J. Alternatives à la globalisation économique. Un autre monde est possible. Montréal : Éco société, 512 p.

Gélinas, J. (2000). La globalisation du monde. Laisser faire ou faire. Montréal : Éco société, 340 p.

Ramonet, Igancio et Chao, R. (2003). Abécédaire partiel et partial de la mondialisation. France : PLON, 440 p.

Les 5 «C» lorsque j'ai un conflit,
est un outil pédagogique facile à retenir et qui favorise une approche non-violente des conflits basée sur le respect et le dialogue. D’un côté, il y a de belles illustrations sympatiques et au verso un texte explicatif des 5«C».

Affiche couleur (12 x 18, recto/verso)
7.50$ plus les frais d'envoi
Plus de 25 affiches aucun frais d'envoi
Aimant couleur (4 x 6, recto seulement) : 4$

Consultez nos lieux de ventes au www.centremgl.org/
sous la rubrique formation ou commandez au : (514) 271-9198



 

Activités sympathiques
et pacifiques

 
 


Mardi 7 février 2006, 19h à 21h
Se loger sans se ruiner
avec François Saillant du FRAPRU
et la participation de
Pascal Morel de Archibio et de
Pascal Riendeau de S'approprier son logis

Mardi 4 avril 2006, 19h à 21h
Investir tout en étant solidaire
avec François Meloche
du Groupe investissement Solidaire

Jeudi 20 avril 2006, 9h à 12h00
Les alternatives à la globalisation
Atelier avec Jacques B. Gélinas
Coût : 15$ / Inscription : (514) 271-9198

Mercredi 17 mai 2006, 19h à 21h
Soirée Citoyenne
Est-ce que l’argent fait le bonheur ?


Formations à la carte

 
Samedi 25 mars 2006 ou
Jeudi 18 mai 2006

La gestion pacifique des conflits, 9h à 16h30

Jeudi 16 février 2006 ou
Mercredi juin 2006

La communication un outil de la non-violence,
9h à 16h30

Mercredi 12 avril 2006
Mettre hors-jeu la violence, 9h à 16h30
Toutes ces activités ont lieu
au 1215 boul. St-Joseph Est
 

Ce bulletin est disponible sur le site www.centremgl.org et il est possible de s’abonner gratuitement à notre liste d’envoi électronique en laissant un message à info@centremgl.org

Il est également possible de recevoir par la poste le bulletin pendant deux ans en envoyant 5$ au Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie.

Reproduction autorisée avec mention de la source.



La mission du Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie
est de favoriser l’engagement citoyen responsable, par le biais de la recherche,
de l’éducation et de l’action afin de lutter contre l’injustice et la violence
sous toutes ses formes.


Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie
5035 rue de la Roche • Montréal (Qc) • H2J 3K1
(514) 271-9198 • info@centremgl.orgwww.centremgl.org