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Engagement citoyen face aux conflits Un projet de médiation communautaire Origine du projet Le Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie offre des ateliers de formation sur la communication non-violente, la gestion pacifique des conflits et la non-violence depuis 2001. À travers ces ateliers, de nombreuses demandes de « médiations » sont survenues, du milieu communautaire comme du milieu scolaire, en passant par des conflits en famille, au travail et entre voisins. Constatant le peu de ressources sur la régulation des conflits que Montréal offrait, le Centre Marie-Gérin-Lajoie a réunis des partenaires potentiels à la mise sur pied d’un projet de médiation communautaire dans les quartiers Centre-Sud et Plateau Mont-Royal. De septembre 2003 à juin 2004, une douzaine de personnes, se sont réunis, à raison d’une journée par mois, pour réfléchir ensemble sur la médiation communautaire, se créer un langage commun et surtout créer un projet de médiation qui réponde aux besoins des quartiers Centre-sud et Plateau Mont-Royal.
Le comité d’implantation En septembre 2004, un comité d’implantation du projet médiation a pris forme pour mettre en œuvre un projet innovateur de médiation communautaire dans les quartiers Centre-Sud et Plateau Mont-Royal. Les membres sont Anne-Marie de la Sablonnière, Benoît Gauthier de Trajet Jeunesse, Élise Lemaire du Centre Saint-Pierre, Etienne Bourdhouxe du Projet TRIP, Jacques Hébert de l’Université du Québec à Montréal, Jeanne Hubert et Sylvie Gougeon du Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie. Toutes ces personnes, la plupart intervenant dans le milieu communautaire, font de la médiation ou de la formation à la gestion des conflits. Elles sont fermement convaincues qu’un projet de médiation contribuera à favoriser l’empowerment au sein des quartiers, à prévenir la violence et favoriserait la culture de la paix et de la non-violence au détriment de la culture de violence et de guerre.
La médiation : une réponse à des conflits Allo le service de médiation, mon voisin me fait la guerre, il ne me laisse plus dormir avec sa musique… Allo, le service de médiation, le président et la directrice de notre organisme ne peuvent plus passer 5 minutes dans la même pièce… Allo, le service de médiation, ma fille de 15 ans est revenue d’une fugue de 3 jours et depuis elle refuse de me parler… Voici des exemples de conflits que le projet médiation pourrait répondre. Des conflits, c’est naturel et inévitable, ils font partie de la vie. Très souvent, la raison conduit les personnes en conflit au dialogue et à la négociation. Trop souvent, les conflits entraînent une dégradation des relations, une escalade de la violence. La plupart des violences proviennent des conflits mal gérés. La médiation peut permettre de briser l’engrenage de la violence et se révèle très utile pour établir ou rétablir des liens, faciliter la communication et aider à résoudre les conflits.
La médiation communautaire Les lieux traditionnels de régulation des conflits sont actuellement en crise. La médiation a probablement toujours existé, sans pour autant qu’on la nomme ainsi. Il y a toujours eu dans les tribus, les familles, les paroisses, les villages ou les villes, des personnes à qui ont faisait appel tout naturellement pour contribuer à l’apaisement des différends. Actuellement, la police, les bureaux d’éluEs, la Ville de Montréal et les intervenantEs communautaires sont très sollicités pour la résolution du moindre conflit. Pour faire face à cette situation, il faut inventer de nouveaux modes de résolutions des litiges, en créant d’autres lieux de socialisation, de régulation, à une échelle communautaire, qui visent à mettre en place des lieux autonomes de régulation des conflits qui fait appel à la participation active des citoyennes et citoyens. C’est ce que nous appelons de la médiation communautaire. La médiation communautaire représente un moyen novateur pour accompagner sur une base volontaire des parties en désaccord afin de leur permettre de trouver ensemble une solution satisfaisante et constructive à leurs différends. Le recours à un tiers médiateur représente une façon d’accompagner les personnes dans un processus démocratique en leur permettant de dialoguer dans un climat de respect mutuel. UnE médiatrice/médiateur n’est ni juge ni arbitre, son rôle n’est pas d’imposer un accord, ni de déterminer la culpabilité ou l’innocence. La médiation permet d’intervenir comme une passerelle entre deux personnes en litige.
La médiation dans les quartiers Plateau Mont-Royal et Centre-Sud L’Équipe Médiation Plateau-Centre-sud sera composée de personnes volontaires de différents milieux (citoyenNEs, intervenantEs communautaires, parents ou personnels d’école, personnels d’institutions, membre d’une coopérative ou d’une table de concertation, etc.). Ces personnes ont régulièrement à intervenir dans des situations conflictuelles et seront identifiées formellement comme faisant partie de l’Équipe Médiation Plateau-Centre-sud. Pour faire partie de l’Équipe, les membres devront suivre une formation sur la gestion des conflits et la médiation et participer à des rencontres régulières de suivi. La médiation communautaire du Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie sera offerte qu’aux personnes et groupes des quartiers Centre-Sud et Plateau Mont-Royal aux prises avec des conflits conjugaux, familiaux, organisationnels, relationnels et de voisinage. Nous pensons que notre projet sera multiplicateur pour d’autres milieux et nous comptons encourager d’autres initiatives de médiation à se développer.
Pour nous rejoindre Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie
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